S'ÉVENTER

00 DSC 0021Marcher, monter, prendre la clé de la Chapelle.

Répéter.

Marcher, descendre, remettre la clé de la Chapelle.

Répéter.

Trimbaler, charrier, désherber, bouger.

S’faire des bleus, des scratchs, des échardes.

Jouer en masse.

Y’a deux choses, parait : la vie et le théâtre.

Ici, la cohabitation persiste et signe.

Parce qu’on fait des choses pour la première fois.

Y’a eu la bibitte.

Des boîtes, des valises pis ben du gear plus loin, on l’apprivoise bien : le show.

La blonde et la brune dans l’essai, la mise en place pis l’attente de la noirceur.

Quand l’soleil se couche, la bibitte se lève, s’installe prend vie dans lumière.

Y’a eu les lapins de Gaby. Y’étaient cutes, on les a mangé.

Fait des jokes en les dépeçant.

Y’a eu l’aurore boréale.

L’ciel en feu.

L’vert tire sul’ bleu.

Les étoiles disent pas un mot

A soir, c’est lui l ‘show.

Y’a eu l’char… Une roue en moins, une pièce de plus à changer.

On a parlé d’mécanique avec le frisé, regardé le frisé réparer le char. Pis réussir.

Y’a eu l’incantation aux limaces, le ballon-poteau, les bords de l’eau, les algues, les légumes dans l’caveau, pis les agneaux qui arrivent lundi.

Y’a les champs, y’a les fleurs, pis les abeilles se réveillent.

Y’a les histoires de demi-cochon, les expressions de fond de rang, des poules avec pas de dents.

Y’a le monde de la Coop pis de Cap-au-Renard.

Ya des presseurs d’huile,

Un torréfacteur,

Y’a des cultivateurs de projets,

Des bâtisseurs de carottes,

Des cueilleurs d’inusités,

Des hommes forts,

Des femmes d’affaires,

Et vice-versa.

L'ULTIME POUR LES INTIMES
L'ARRIVÉE