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À BROIL

00 gros-cap5S’baigner.

On a cherché la vague.

On a trouvé la vague.

On a frenché la vague.

La Blonde et la Brune surf and turf.

Tention aux courants marins!

On s’est baigné dans pas creux.

On a eu chaud, pis pas juste sul’ bord de l’eau.

On a travaillé fort aussi.

 

Y’a eu les deux shows au Parc de Gros Cap.

On a joué dans un ancien garage, dans une petite salle qui s’aménage. On a joué dehors aussi, dans un bassin à loups marins, dans une piscine à phoque recyclée en place à pique-nique. Pis pourquoi pas.

La lune qui se lève, prend toutte le ciel, le filet qui s’énarve, le vent du large y passe dins mailles. Ça shinait.

Sort le pop-corn, j’m’occupe des bulles, ça pétillait les deux soirs, du rebondis pis des sourires. Y’a eu celui de Fred, en récompense, qui valait mille piastres.

 

Y’a eu la fois, aussi, où on a pas pris de photos.

S’faire enterrer vivante.

C’est l’métier qui nous rentre dedans, reste pogné dans l’gorgotton.

L’envie de brailler.

D’arrêter.

La croud est loud.

Not’ conte est long.

C’est lourd.

Ramène, pis tire, pis tire, pis lâche-les pas!

Y’a de ces soirées qu’on préfère oublier, d’un salut salutaire.

D''la marde les archives.

L’ego s’en souvient.

 

Y’a eu l’avant-veille du départ des îles.

Soir de pleine lune sua’ dune Sandy Hooks.

Le feu de joie à broil.

Nos dos presque nus d’avoir trop chaud.

Des bedaines à l’air, bras d’sus, bras d’sous, morts de rires.

Ça s’dandine de tounes au violon, ça s’déhanche, contre-bassine et boissons fraîches.

Parle, parle, jase, jase, on a veillé jusqu’à l’heure rare, d’avant l’aurore : l’aube.

 

Pis partir des Îles.

Leur dire : À prochaine.

Trouver la traversée ben moins inspirante au retour.

Y’a d’la houle pis y mouille.

TERRE EN VUE!

 

Y’a eu la virée à l’Ile-du-Prince-Édouard.

Charlottetown pis Rustico,y’a eu les douches dans l’vestiaire, le dodo dans l’gazebo, y’a eu le talent show pis d’la claquette. Y’a eu les histoires d’Arthur, la gentillesse à Lionel, l’impression de faire un peu parti de la famille.

 

Deux shows aussi, où on a fait c’qui faut.

Le public avec nous sur la scène.

Le public avec nous sul’ parterre.

Avec nous.

Comme à la maison.

 
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RÉTRO

00 charRétro

 

Le compteur à zéro,

Le char ben plein,

La suspension accotée.

Cap-au-Renard dans l’rétroviseur,

Le dash brûlant,

Le hood fend l’air,

La Civic va vite.

 

Y’a eu Rimouski, la région, pis, dins environs, Ste-Blandine pis le Bic.

Le vendredi, c’était sur un terrain de biseball, hot-dog tout garnis, jeux gonflables compris.

Le samedi, c’était sur un fond de cour d’école, dans une grotte commémorative, flambeau et citronnelle en prime.

Y’a eu ben de la bibitte les deux soirs, c’parce qu’y avait de l’ambiance.

C’est ça qu’on pense.

Y''a eu les chutes en arrière du garage abandonné, y''a eu du camping pas sauvage, y’était public, entre deux bancs de parc pis une rangée de balançoires.

Les piqures des premières runs soulagées, la Blonde et la Brune dans le rodage du show, le toupet dans l’vent pis les kilométrages.

Y’a eu la route vers les Îles.

 

Dix heures non-stop pis la pause à Moncton. Les jambes engourdies, y’a eu les parties de washers, la bière du Naufrageur pis une nuit dans le jardin de Claire et Clément.

 

Y’a eu la traversée vers les Iles.

On a traversé ben des affaires, mais rarement le golf du St-Laurent avec not’ show dans not’ char sur un fichu de gros bateau.

Attendre en ligne.

S’accoter sur son char.

Regarder le monde se regarder.

Embarquer dans son char.

Attendre son tour.

Embarquer le char dans le bateau.

S’faire avaler.

Queue-leu-leu de métal.

Débarquer de son char.

Être dans un bateau.

Quitter le port.

Saluer le continent.

Faire des bebyes.

Prendre le large.

Avoir un petit feeling le fun.

On a dormi sur le pont, mangé des peanuts, bu du café, écouté le chansonnier country.

TERRE EN VUE!

 

Heureux d’être content, tout l’monde était dans le même bateau, pis ça jasait : C’est beau, pis c’est vrai!

Là, y’a les Iles-de-la-Madeleine.

Depuis 4 jours, pour 10 jours encore.

Y’a du sable pis des caps, du sable pis presque pas d’arbres, y’a du sable pis des bleuets, des p’tites maisons pis des plages a pu finir, des fraises pis des z’oiseaux, de l’eau des deux bords, presque pas d’chars. Y’a la sainte paix aussi, pis l’ami André, dans sa maison couleur framboise.

La Blonde et la Brune en vie.

Petits fruits

Sunshine reggae.

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L'ULTIME POUR LES INTIMES

00 grange 11L''Ultime pour les intimes.

 

Y’a eu une générale devant l''frisé, comme un dernier l''slow à la Chapelle après trop d''french kiss. Collé-collé, on a broké-up, rompu le sort. 

Y’a eu le démontage du décor; y sort à soir!

Y’a eu une avant-première.

Dehors, y mouillait. En d''dans, faisait beau. Dans le hangar de l''AMO 18, on a senti venir l''orage, entendu pleurer la tôle. On a parlé fort.

Devant, la Blonde pis la Brune: un premier vrai public, innocent.

Y''étaient six, assis sur des glacières ou sur des chaudières virées à l''envers.

Attentifs, généreux, expressifs.

Ça a fini en party de garage.

Y''étaient six, fois mille. Merci ben!

Y’a eu la Première.

L''Sea Shack qui nous back, l''bus festif qui débarque, deux loads de monde plus tard: on était proche d''une cinquantaine dans grange familiale aux Pelletier.

Ça mérite l''détour.

On est débarqué-là, un soir.

 

Cogne, cogne, on faisait du porte-à-porte.

Y’a eu des tentatives infructueuses.

Deux.

Sans trois.

Perchée entre les montagnes pis l''fleuve, était là: the grange. Une grosse grange, classée patrimoine familiale. Et pour cause.

Cogne, cogne, ça répondait pas.

La blonde- était toutte de jaune vêtue c''te soirée-là, un pinson, rien d''épeurant. 

La Blonde de s''foutre la face dans fenêtre pis de voir une madame, tout sourire.

A pensait qu''on était des témoins.

On est entré pis ça a déboulé.

Était sourde comme un pot, mais adorable comme une fleur.

Madame Noël Pelletier. 

À nous a dit: Voyez-ça avec Ti-Guy, c''est mon gars.

On est allé voir Ti-Guy.

Y’a pas juste dit :Oui.

Ça sonnait plus comme: OUI, PIS METS-EN!

Y’a eu la Famille Pelletier.

L''coeur sua mains,

L''coeur à l''ouvrage

L''coeur à bonne place.

La Blonde pis la Brune reçus comme des Reines, saumon fumé, couché de soleil pis leurs souvenirs d''enfance en apéro.

Les Fileuses traitées aux petits soins: tassé l''tracteur, égalisé l''terrain, sorti les balles de foin.

On a lancé Les Fileuses dimanche soir, vu ça péter quekpart à Saint-Anne-des-Monts.

Y’a une première à toutte.

D''la terre battue par 50 ans d''exploitation agricole comme scène, des trous d''roche au plafond pis un ciel aux allures de boule disco.

Ça nous picotait jusque dins'' pieds.

La Blonde et la Brune en feu.

Pis l''public, packté serré sur des madriers, pop-corn pis ben des bulles, l''air de rien, authentique.

Y’a eu le silence de l''écoute pis des rires en récompenses.

Toutte pour feeler ben.

Là, y’a la route qui s''pointe, la 132 de faire la belle, de s''inviter jusque dans nos play list, nos to-do list, nos derniers préparatifs.

La 132 de nous donner l''goût d''la voir défiler. 

La 132 de s''réchauffer, d''évacuer d''la fume.

La 132 d''asphalte et de fantasmes.

La 132 dans deux jours.