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L'hiver des Cowboys

00 IMG 0496Y’a neigé, beaucoup.
Y’a plu, encore plus.
Début janvier, le redoux tant redouté.
Après l’été des indiens, nous y v’là : L’hiver des cowboys.
Pow Pow t’es mort. Pas encore.
Le projet À Frette pas mort mais pas fort.
Un début de saison comme une moustache molle, le temps d’un pinch mou, mouillé.
On a attendu la neige. La blonde et la brune météomédia freak.
Pis la tempête est arrivée, en grande pompe.
Le fleuve se gèle la bine le temps d’un trip blanc.
Les flocons me font l’effet stroboscope.
Le territoire fige, Le fleuve effarouche.
Faut pelleter astheure
______
 
On a eu l’choix, C’est pas la place qui manquait.
Le terrain municipal, lui ou un autre.
Toutes ces réponses.
On a dit oui à lui, pis on a changé d’idée.
On a dit oui à l’autre, pis on a changé d’idée.
Parce qu’on avait trouvé mieux. The spot.
 
 
Y’a une p’tite rivière, la La Martre.
A en mène pas large, c’parce qu’est gelée à moitié.
Est cute pareille. On en a fait la cour-arrière du fort À Frette.
Un p’tit fort pour commencer. La forteresse des p’tits.
Y’a eu quatre lectures pour les kids là-dedans. Avec surtout des parents.
Pis samedi dernier, y’a eu l’premier show.
Du tout nouveau, de forme et de fond.
J’appellerais ça de l’art de glisse.
Y déambulait le long du sentier d’la La Martre.
En tête de parade, y’a eu la blonde, la brune pis leur lampes frontales.
Y’étaient gracieuses quek chose de rare.
À leur trousse, un cortège de beau monde, emmitouflé.
C’t’ait un public authentique : joues rouges, habit de ski doo, avec un peu d’morve itoo.
On a mis not’ régie dans un traineau sur des skis, pis on l’a poussé.
Les textes, on les a joués à boutte de bras, sur la grève, entre trois cèdres ou bedon dans l’bas d’une côte.
C’t’ait l’histoire d’une fois.
Une fois il était les mémoires de Lucille Pelletier.
C’te samedi soir-là.
Le show, lui, on l’laissé dans l’bois.
Y’était bien, à bonne place. On y r’viendra pas.
Tout l’monde en a pris un ti-boutte pis y’est repartit chez eux avec, comme des restes qu’on split à gang à fin du repas.
C’t’ait l’histoire d’une fois,
Il était Lucille Pelletier dans ben des mémoires.
 
 
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FILER

00 route1S’lever à l’est, pis s’coucher à l’ouest.

Faire le contraire des fois,

Virer l’camping à l’envers.

La Blonde pis la Brune,

Fées de garnotte, feux follets ek’ un sourire.

Folles.

Juste assez.

Faire 15 000 km pis 35 show. Why not?

La trotte pongee d’ins bottes,

On a eu chaud dans’ Baie des Chaleurs,

Des hights au Bas St-Laurent ,

Y’avait pas de dos de dos-d’ânes en Outaouais.

Y’a eu la Gaspésie gratinée,

Des incontournables feux de joie.

Les maritimes nous ont aussi tâté le d’sour du pied.

Partout.

La poésie d’ins paysages.

Ça apaise pis ça étourdi.

On a joué d’ins rapides de la rivière Matapédia,

Le feeling de l’eau vive,

Envie de homards, de vickings, de hicking,

Pour escalader la côte pis saluer la compagnie.

Était belle.

On a joué pour des écho-festifs, des écoliers, pis des kids qui dansent.

On a joué devant une statue de Saint-Joseph,

Sur un terrain avec pas de place pour pisser,

Dans une salle de classe,

À côté d’un bar,

Dedans, derrière pis devant une église,

Dans une cafétéria, sur une scène, pis entre deux parties de bowling.

 

On a dû parler fort bin souvent,

D’autres fois on pouvait chuchoter,

Entendu une mouche se poser, un avion décoller.

On a vu des satellites,

Des plafonds aussi.

 

Y’a quek semaines, on a laissé filer Les Fileuses

Dans une première dernière à Montréal.

Sans pudeur.

On était conquises d’avance.

Get together entre nous et eux.

 

Y’a eu des récits d’accroires pis des rêves de fond de tiroir.

Les Fileuses ont filé.

On a fêté ça,

À la revoyure jusqu’à plus tard.

 

À ta santé,

Cordialement vôtre.

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À BROIL

00 gros-cap5S’baigner.

On a cherché la vague.

On a trouvé la vague.

On a frenché la vague.

La Blonde et la Brune surf and turf.

Tention aux courants marins!

On s’est baigné dans pas creux.

On a eu chaud, pis pas juste sul’ bord de l’eau.

On a travaillé fort aussi.

 

Y’a eu les deux shows au Parc de Gros Cap.

On a joué dans un ancien garage, dans une petite salle qui s’aménage. On a joué dehors aussi, dans un bassin à loups marins, dans une piscine à phoque recyclée en place à pique-nique. Pis pourquoi pas.

La lune qui se lève, prend toutte le ciel, le filet qui s’énarve, le vent du large y passe dins mailles. Ça shinait.

Sort le pop-corn, j’m’occupe des bulles, ça pétillait les deux soirs, du rebondis pis des sourires. Y’a eu celui de Fred, en récompense, qui valait mille piastres.

 

Y’a eu la fois, aussi, où on a pas pris de photos.

S’faire enterrer vivante.

C’est l’métier qui nous rentre dedans, reste pogné dans l’gorgotton.

L’envie de brailler.

D’arrêter.

La croud est loud.

Not’ conte est long.

C’est lourd.

Ramène, pis tire, pis tire, pis lâche-les pas!

Y’a de ces soirées qu’on préfère oublier, d’un salut salutaire.

D''la marde les archives.

L’ego s’en souvient.

 

Y’a eu l’avant-veille du départ des îles.

Soir de pleine lune sua’ dune Sandy Hooks.

Le feu de joie à broil.

Nos dos presque nus d’avoir trop chaud.

Des bedaines à l’air, bras d’sus, bras d’sous, morts de rires.

Ça s’dandine de tounes au violon, ça s’déhanche, contre-bassine et boissons fraîches.

Parle, parle, jase, jase, on a veillé jusqu’à l’heure rare, d’avant l’aurore : l’aube.

 

Pis partir des Îles.

Leur dire : À prochaine.

Trouver la traversée ben moins inspirante au retour.

Y’a d’la houle pis y mouille.

TERRE EN VUE!

 

Y’a eu la virée à l’Ile-du-Prince-Édouard.

Charlottetown pis Rustico,y’a eu les douches dans l’vestiaire, le dodo dans l’gazebo, y’a eu le talent show pis d’la claquette. Y’a eu les histoires d’Arthur, la gentillesse à Lionel, l’impression de faire un peu parti de la famille.

 

Deux shows aussi, où on a fait c’qui faut.

Le public avec nous sur la scène.

Le public avec nous sul’ parterre.

Avec nous.

Comme à la maison.

 
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